qui lentement s’efface

_MAD2721

L’artiste Paul Bloas a laissé sur la façade d’un magasin de la gare de Saorano une de ses images éphémères, vouées à disparaître (résidence de l’Institut français de Madagascar, novembre / décembre 2012). (Voir aussi : Fragiles géants).

_MAD2667

_MAD2677

Toutes les photographies © H FONTAINE, juin 2013. Tous droits réservés.

Une performance de la série Ligne de front avait eu lieu en décembre 2012 à l’Iaharana Bush Camp, dans l’Ankarana (peinture et guitare de Paul Bloas et Serge Teyssot-Gay, filmée par Gaëlle Borgia et Bilal de Tarabey).

À noter que le peintre, qui a passé son enfance à Diego-Suarez, est intervenu une précédente fois à Madagascar, dans les ruines d’un ancien camp de la Légion française à Orangea, près de Ramena, au début des années 2000 (Mada. Debout, de terre & d’eau, livre publié aux Éditions Alternatives, 2003 et documentaire).

è°�ion���f����€Ë°��dx¼Ux¼U�

hugfon

Le véritable patrimoine

_MAD0922

La véritable richesse de la compagnie du chemin de fer malgache, ce sont les hommes et les femmes qui composent son personnel (940 salariés de Madarail auxquels il faut ajouter les 745 employés de la Somatrafer, en charge de la réhabilitation et du renouvellement des voies). Par leur savoir-faire, leur ingéniosité, leur opiniâtreté, ils maintiennent la circulation des trains sur un réseau vieillissant avec un matériel fort éprouvé. Beaucoup ont connu les vicissitudes traversées par le chemin de fer malgache ces quarantaine dernières années, de la nationalisation en 1982 qui voit naître le Réseau national des chemins de fer malgaches (RNCFM) à la mise en concession exigée par les bailleurs et réalisée en octobre 2002, date de naissance de Madarail (Madagascar railways).

La société cherche aujourd’hui à rajeunir son personnel, en recrutant des jeunes diplômés des établissements techniques d’Antananarivo, et veut leur transmettre le patrimoine de savoir-faire que détiennent ses employés plus anciens.

_MAD1178

_MAD1327

_MAD1686

_MAD2198

_MAD1958

Toutes les photographies © H FONTAINE, juin 2013. Tous droits réservés.

hugfon

Départ du Dia Soa

_MAD0005

Rouge, blanc et or. Embarquement dans la lumière du matin en gare d’Ambatondrazaka à bord du Dia Soa. Destination : Moramanga. Attention ! Le rater, c’est devoir attendre une semaine.

_MAD9951

_MAD0013

_MAD9993

_MAD0450

À suivre…

Toutes les photographies © H FONTAINE, juin 2013. Tous droits réservés.

 

hugfon

Au bout de la ligne, Ambatondrazaka

_MAD9611

Au bout de la ligne MLA (Moramanga-Lac Alaotra), Ambatondrazaka apparaît, juchée sur plusieurs collines, dominant les rizières alentour. On dit de la vallée que c’est « le grenier à riz de Madagascar ».

_MAD9732

_MAD9744

La petite gare est désormais le terminus de la ligne, qui se poursuivait auparavant jusqu’au lac Alaotra (Ambatosoratra).

_MAD9780

Je descends à l’hôtel Manantena, avenue de la gare. Le patron, qui occupe avec sa famille une partie de l’établissement, m’avertit que l’on ne sert pas de bière ni de rhum. Il me loue bien volontiers la chambre si je n’y amène pas de fille, et demain matin, dimanche, il n’y a pas de petit déjeuner car tout le monde va à l’église. Me voilà averti !

_MAD9688

La demeure est franchement vétuste mais j’accède à l’étage où se trouve ma chambre par un escalier muni d’une trappe qui accentue le caractère hospitalier du lieu, en en faisant comme un navire ou une cabane dans un arbre. Le balcon offre d’ailleurs une belle vue sur la ville.

_MAD9684

Je suis arrivé avec la draisine qui fait la tournée de paye des employés de Madarail et de Somatrafer. La ville est normalement desservie une fois par semaine par le train de voyageurs Sao Dia, qui arrive de Moramanga le samedi après-midi et repart le dimanche matin, à 7h00. C’est ce train que je prendrai pour repartir (142 km que l’on parcourt en 5 heures).

Toutes les photographies © H FONTAINE, juin 2013. Tous droits réservés.

hugfon

Gare ferroviaire de Soarano

En ce dimanche de fête des Mères (de nombreuses dames de Tananarive sortaient de la messe ce matin, un carton de pâtisserie à la main), je profite d’une éclaircie entre deux grosses pluies d’orage pour photographier la façade de la gare de Soarano, rénovée en 2008 (travaux confiés à l’architecte Geneviève Brunet).

_MAD4648

_MAD4973

_MAD4988

_MAD4776

_MAD4739

Toutes les photographies © H FONTAINE, mai 2013. Tous droits réservés.

hugfon

Antananarivo – Behenjy

_MAD3401

_MAD3414

Depuis la mise en concession des chemins de fer malgaches à l’opérateur privé Madarail (2003), il n’y a plus de trains de voyageurs sur le réseau Nord (à l’exception de celui qui sert à désenclaver le grenier à riz de la Grande Île), mais du transport de fret, pondéreux et carburants. La raison principale en est qu’en l’absence d’autorail il est difficile de rentabiliser des convois de voitures tractés par des locomotives diesel.

La société a mis en place une offre de tourisme qui comprend deux trains, une Micheline (un ancien autorail sur pneumatiques réhabilité) et le Trans-Lémurie Express (deux voitures de 52 places et un fourgon) qui circulent à certaines dates ou peuvent être loués à la demande.

Grâce à la gentillesse de Rindra Rakotoarisoa, responsable du département tourisme, je profite du déplacement du Trans-Lémurie qui se rend à Behenjy chercher un groupe de touristes pour faire le voyage à bord du train sur une partie de la ligne d’Antsaribe.

profil Tana-B

Profil de la ligne Antananarivo-Antsirabe (état de 1985). Merci à Théo Rasolonjatovo.

_MAD3397

Mais express, c’est beaucoup dire : nous mettons deux heures à parcourir les 35 km qui nous séparent de Behenjy car le train progresse lentement sur la voie unique très encombrée dans la traversée et aux abords de la capitale. Ce qui est commode pour photographier !

_MAD3612

_MAD3548

Puis une fois dépassée la gare de Soanierana, réhabilitée pour servir de boutique à une station-service, c’est la campagne…

_MAD3652

_MAD3880

_MAD3731

_MAD3988

_MAD4364

_MAD4265

_MAD4377

Retour vers Tananarive : gare désaffectée d’Ambatofotsy puis au-delà des dernières rizières, les collines de la capitale.

_MAD4393

_MAD4475

Toutes les photographies © H FONTAINE, mai 2013. Tous droits réservés.

hugfon

Ateliers de la gare de Soarano

_MAD3363

L’ancien poste de commandement de la gare.

Guidé par Théo Rasolonjatovo, Directeur de l’exploitation à Madarail, qui travaille depuis 28 ans pour les chemins de fer malgaches (et qui a formé mon ami Fikremariam des Ateliers généraux de Diré-Daoua), je fais une première visite des ateliers de la gare de Soarano (Antananarivo).

_MAD3218

Mouvement de containers derrière le bâtiment de la gare.

_MAD3257

Entrée de l’atelier moteurs.

_MAD3267

Dépôt locomotives.

_MAD3269

Une AD 1800 chevaux de fabrication chinoise, en réparation après un déraillement.

_MAD3225

Réfection d’un boudin de roue.

_MAD3246

Remise à neuf des essieux.

_MAD3237

Contrôle de l’écartement des roues.

_MAD3290

Tour vertical américain Lobdell.

_MAD3313

Des semelles de frein viennent tout juste d’être coulées dans leurs moules.

Toutes les photographies © H FONTAINE, mai 2013. Tous droits réservés.

hugfon

Soarano, « la bonne eau »

Tana-cafédelagare

À côté de la gare de Soarano* (à Tananarive), désaffectée en tant que gare et réhabilitée en 2008 pour abriter des espaces commerciaux et culturels (travaux confiés à l’architecte Geneviève Brunet), le Café de la gare se poursuit par un jardin.

Juste à côté de ce jardin, une loco de Madarail est à la manœuvre pour composer un convoi de marchandises.

Tana-cafédelagare2

Le réseau Nord permet de transporter du fret sur Tamatave (Tananarive – Côte Est, 372 km), le lac Alaotra via Moramanga (142 km), et sur Antsirabe au sud (159 km). Mais il n’y a plus de trafic de passagers (sinon sur le parcours Tamatave-Moramanga-Ambatondrazaka par le train Dia Soa mis en place pour desservir ces zones enclavées). Voir la carte du réseau Madarail.

* Le nom du quartier Soarano, « la bonne eau », vient de ce que la gare a été construite sur un terrain de remblayage où se trouvait une fontaine.

Tana-gare

Tana-gare3

Photographies H FONTAINE mai 2013.

À lire : Jean Frémigacci, « Les chemins de fer de Madagascar (1901-1936) »Afrique & histoire 2/2006 (vol. 6), p. 161-191.

hugfon
Translate »