Antananarivo – Behenjy

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Depuis la mise en concession des chemins de fer malgaches à l’opérateur privé Madarail (2003), il n’y a plus de trains de voyageurs sur le réseau Nord (à l’exception de celui qui sert à désenclaver le grenier à riz de la Grande Île), mais du transport de fret, pondéreux et carburants. La raison principale en est qu’en l’absence d’autorail il est difficile de rentabiliser des convois de voitures tractés par des locomotives diesel.

La société a mis en place une offre de tourisme qui comprend deux trains, une Micheline (un ancien autorail sur pneumatiques réhabilité) et le Trans-Lémurie Express (deux voitures de 52 places et un fourgon) qui circulent à certaines dates ou peuvent être loués à la demande.

Grâce à la gentillesse de Rindra Rakotoarisoa, responsable du département tourisme, je profite du déplacement du Trans-Lémurie qui se rend à Behenjy chercher un groupe de touristes pour faire le voyage à bord du train sur une partie de la ligne d’Antsaribe.

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Profil de la ligne Antananarivo-Antsirabe (état de 1985). Merci à Théo Rasolonjatovo.

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Mais express, c’est beaucoup dire : nous mettons deux heures à parcourir les 35 km qui nous séparent de Behenjy car le train progresse lentement sur la voie unique très encombrée dans la traversée et aux abords de la capitale. Ce qui est commode pour photographier !

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Puis une fois dépassée la gare de Soanierana, réhabilitée pour servir de boutique à une station-service, c’est la campagne…

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Retour vers Tananarive : gare désaffectée d’Ambatofotsy puis au-delà des dernières rizières, les collines de la capitale.

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Toutes les photographies © H FONTAINE, mai 2013. Tous droits réservés.

hugfon

2 comments » Write a comment

  1. Bonjour Catherine, le capitaine Paul Ozil avait travaillé sur le 2e lot du chemin de fer Tananarive – Côte Est avant de venir en Ethiopie conduire la mission du tracé du tronçon B. C’est un fil que je suis : retrouverai-je des traces de son passage à Madagascar ? Alexandre Marchand y est-il passé ? Je n’ai rien qui me le dise mais il existe un trou d’un an environ (vers 1910) dans ce que je sais de lui, entre sa présence au Yunnan et celle à Diré-Daoua. Il pourrait bien être venu sur l’île. Je trouve ici d’autres liens avec le djibouto-éthiopien : Théodore Rasolonjatovo (Théo) qui dirige l’exploitation à Madarail (28 ans de carrière dans les chemins de fer malgaches) a formé Fikremariam de Diré-Daoua, lorsque ce dernier a séjourné pendant deux à Tananarive pour apprendre son métier (Tana était LE centre de formation pour l’Afrique orientale). Bref, je prends le vent. Nous verrons… La situation des deux réseaux malgaches, celui du Nord et le Fianarantsoa-Manakara, est différente de celle du djibouto-éthiopien, pour lequel la page est désormais tournée. Je regarde cela aussi. Merci de votre fidélité. (Il vient de tomber une pluie aussi soudaine que violente. J’ai trouvé refuge à l’hôtel juste à temps, voyant venir le grabuge. Et puis ça s’est arrêté aussi vite que ça avait commencé, et déjà le ciel se dégage. Impressionnant !)

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