Charchari

Matthieu Germain Lambert photographie le train en 2003. Le convoi compte une seule voiture de passagers, occupée par des femmes, les Charchari. Elles descendent à Djibouti vendre des légumes, des fruits, des grains, de l’huile…, elles remontent avec des radiocassettes, du savon, du sucre… Les balluchons sont entassés partout où c’est possible, les sacs et les paniers suspendus au moindre crochet. Dans les autres wagons, c’est la même chose : quand les cartons de marchandises sont chargés, tout le monde s’installe dessus. Cette confusion entre passagers et marchandises, c’est la marque du train dans ses dernières années de circulation. Un commerce informel, pratiqué le plus souvent par des femmes, veuves de combattants ou divorcées, et qui fait vivre toute une population installée autour des haltes le long de la voie, entre Diré-Daoua et Djibouti.

African Train

La seule voiture passagers du convoi est occupée par des femmes © MG LAMBERT

 

 

hugfon

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