Derrière les palissades jaunes et vertes

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Que cache Diré-Daoua derrière ses palissades jaunes et vertes ? Une partie du quartier historique de Gezira, qui s’est construit à partir de 1902 autour de la gare, le long d’avenues plantées de jacarandas, de flamboyants et de caroubiers, selon un plan qui restera unique en Éthiopie, fait l’objet de destructions massives. Bulldozerisé ! Les compagnies d’assurance et les banques prennent la place. La Municipalité promet que ces destructions sont limitées et qu’elle préservera certaines des maisons du Chemin de fer, qui constituent avec la gare et ses ateliers un ensemble patrimonial unique, témoin de l’histoire industrielle de l’Éthiopie du XXe siècle.

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En allant vers la gare, à droite un lot détruit, à gauche les bureaux de la Compagnie, au fond la gare. Toutes les photographies © H FONTAINE, avril 2013.


 

hugfon

4 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Tous les pays passent par la même erreur : on rase tout pour faire du neuf … et ensuite on regrette le patrimoine ! Quel dommage que l’expérience des uns ne servent pas de leçons aux autres avant qu’il ne soit trop tard.
    Espérons qu’ils conserveront cette maison et quelques autres, témoins d’une époque.

    • Bonjour Catherine. Le mouvement s’est nettement amplifié depuis ma dernière visite (octobre 2012). C’est la raison de ce billet ce matin.

  2. Hugues j’espère que tu as pris quelques photos lors de tes précédents séjours. Malheureusement il risque de nous rester que les cartes postales comme mémoire.C’est comme Addis derrière les tôles.

      • Tu as raison Serge. Il ne restera plus que des cartes postales… Comme me l’écrit Jean-Jacques Salgon à propos de ce billet : « la forme d’une ville change plus vite hélas que le cœur d’un mortel ».

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