Pour les amateurs de cartes postales et de philatélie

 

Le chapitre consacré à Djibouti en particulier, et toute la partie qui concerne la construction du chemin de fer au tournant du vingtième siècle, sont abondamment illustrés de cartes postales. J’ai préféré reproduire celles qui présentaient au recto de la correspondance et des marques de leur circulation : affranchissement, oblitérations… Certaines cartes ont manifestement été envoyées par des employés qui travaillaient à la construction du chemin de fer. On y trouve des commentaires sur l’avancement du chantier, l’état de la végétation… D’autres cartes ont été achetées à l’escale de Djibouti par des passagers des « courriers » qui continuaient sur Madagascar ou l’Indochine. La carte reproduite ici, en haut de la page 59, a été écrite à Saïgon, le 31 mars 1904, « à bord du croiseur Le Sully. Escadre d’Extrême-Orient ». La deuxième carte, en dessous, qui représente La gare et le buffet de Daouenlé (à la frontière de l’Éthiopie), offre une longue description, détaillée, du paysage et de la végétation.

hugfon

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  1. Redoutable fouineur de cartes postales sur le chemin de fer Djibouti Addis Abeba Hugues a su retrouver des moments historiques de cette épopée industrielle qui a permis à l’Éthiopie d’entrer dans le monde des nations. Il est vrai que les années 1900 pour la carte postale c’est l’âge d’or et que l’Éthiopie n’a pas dérogé à cette règle. Les européens présents ont photographié , photographié….. Il en reste des centaines de cartes, instantanés de cette vie africaine. De nombreuses correspondances entre ces expatriés et le reste du monde subsistent. L’échange de cartes devaient être pour certains un loisir. Il y eu même un orphelin arménien arrivé très jeune en Éthiopie Stepan Balian qui possédaient des milliers de cartes reçues du monde entier. Donc il devait lui même en envoyer autant. J’en possède une bonne dizaine venues d’horizons aussi lointains que le Japon , les Indes néerlandaise, Cuba, la Russie…… Dans le livre Hugues nous montre la richesse de ces cartes et leur variétés. Une véritable histoire décrite plutôt photographiée.
    Cet engouement a été matérialisé sur place par l’imprimerie de Saint Lazare de Diré Daoua crée par les Pères Capucins français sous l’égide de Monseigneur Jarosseau.

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