À bord du Polynésien #11

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Dès le mois d’août 1906, Alexandre retourne au Yunnan. Par cette carte, écrite à bord du paquebot-poste Polynésien, dont on voit ici qu’il avait fière allure,

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on apprend qu’il a récupéré à Singapour son appareil « un peu défraîchi ». C’est le Spido Gaumont pour lequel il demandera à François de lui envoyer une peinture noire afin de retoucher certaines parties métalliques, sans doute le côté défraîchi dont il parle. Mais que veut-il dire par « récupéré » ? L’avait-il laissé à Singapour lors de son passage en mars dernier ? Et pour quel motif ?

Autre information importante, que j’ai eu l’occasion de mentionner déjà à propos de la photographie parue dans l’Illustration en juillet 1912 lors de la visite du ras Makonnen à Diré-Daoua : « Illustration promet bon prix pour photos d’actualité, on verra. Vous tiendrai au courant. » Alexandre est vraisemblablement passé à Paris aux bureaux du périodique pendant son congé et il a proposé ses services. La publication faisait paraître régulièrement des annonces offrant de rémunérer les photographes qui leur enverraient des photos d’actualité.

Accessoirement, on apprend qu’Alexandre préfère envoyer ses cartes depuis les bureaux de poste aux escales et non depuis la Poste du bord, comme c’est le cas cette fois-ci (Ligne N° 6 Marseille-Yokohama) puisqu’il y est contraint par le retard provoqué par ses occupations à terre (audience consulaire et change des dollars). Histoire de marquer son passage et, bien sûr, pour que le courrier arrive au plus vite (François n’a malheureusement pas noté sur cette carte la date de réception).

Enfin, cet été-là, François a passé des examens.

À suivre : De retour en Asie

hugfon

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