La gare d’Addis Abeba

Tandis que l’agence de presse French.china.org.cn communique pour vanter les grands projets chinois de 2016 en Afrique sub-saharienne, dont la construction de la nouvelle voie ferrée Djibouti-Éthiopie, voici quelques photographies de la gare d’Addis Abeba, qui se refait une beauté. On remarquera, qui coupe l’axe historique de l’avenue Churchill, la ligne du nouveau tramway, alors que le percement d’un axe à quatre voies sépare désormais le bâtiment de la gare de ses ateliers et qu’a été détruit le bâtiment de l’apprentissage.

Et, après le commentaire de Catherine Paoli, j’ajoute cet aperçu du quai avec sa verrière crevée, où le temps s’est immobilisé à 5:31.

Toutes les photographies © H FONTAINE, décembre 2016.


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  1. Bonjour Hugues,
    Merci pour ces photos de « la gare de mon enfance » en train de se faire refaire une beauté. Vont-ils rénover l’intérieur également ?
    Y étiez-vous récemment ?
    Je pense que la gare serait un des seuls bâtiments, car les lieux eu-mêmes doivent avoir beaucoup changé, que je reconnaîtrais si je revenais à Addis !
    Avec tous mes voeux de bonne année, je vous souhaite la réalisation de beaux projets en 2017
    Amicalement
    Catherine

    • Bonjour Catherine,

      Je rentre juste d’Addis Abeba. La ville change à grand pas. Beaucoup de quartiers rasés; beaucoup de constructions. Piazza résiste. Kazanchis est totalement méconnaissable.
      Oui, l’intérieur de la gare est également repeint. Rien, en revanche du côté quai avec sa verrière (en partie crevée), mais qui garde fière allure. J’ajouterai une image.
      Le meilleur aussi à vous et à ceux que vous aimez.
      Cordialement,
      H

  2. Bonjour Hughes, merci pour ces photos. j’espère que l’embellissement de la gare débouchera à terme sur un musée du souvenir du glorieux Franco Ethiopien; ce monument historique semble sauvé. JPCZT

    • Bonjour, Jean-Pierre, merci pour ton mot. La gare, un temps menacée par le percement d’une voie rapide, dont il était prévu qu’elle traverse le bâtiment et le détruise, est en effet sauvée. La Compagnie du Djibouti éthiopien, qui a elle-même survécu à l’intention de l’État de la liquider en 2011, a entrepris de rafraîchir les peintures extérieures et intérieures. Il reste beaucoup à faire néanmoins pour que la gare devienne un lieu (pas nécessairement un musée) qui évoquera l’histoire de la ligne, depuis la concession accordée par Menelik jusqu’à aujourd’hui. Ce serait une belle réalisation !

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