Le Fonds Georges Marchand

G Marchand couv

Surprise, en déambulant hier soir avec l’ami Pierre Javelot parmi les stands du Salon du Livre de Paris, d’apercevoir la couverture d’un livre qui vient de paraître aux Éditions des Falaises, sous le titre : Marchand photographe et éditeur de cartes postales à Dieppe. Serait-il lié à Alexandre Marchand sur la piste duquel je suis depuis maintenant presque trois ans ? On relira notamment ce billet au sujet d’une photographie prise de la famille Marchand au pied de la falaise de Granville par le photographe Louis Moulin en 1908.

Mais non ! Fausse piste et faux espoir. Il s’agit d’un autre Marchand.

Marchand

Georges Marchand

« Plusieurs facteurs semblent avoir contribué à la conservation de ce fonds. Tout d’abord, il apparaît que les cartes postales de Marchand ont su retenir l’attention, tant au niveau de la quantité (plus de 3000 cartes différentes) que de l’exceptionnelle qualité.

De plus, ce fonds a été préservé par ses successeurs, car Georges Marchand l’a cédé à  Albert Bettembos en 1911 avec les droits d’exploitation. En février 1922, ce dernier l’a, à son tour,  revendu à Louis Vidière comme l’indique La Vigie du 3 mars 1922. À cette vente, s’ajouta tout le stock de cartes Marchand (certaines seront vendues jusqu’en 1950 et même au-delà) et le droit de reproduction des clichés. Ainsi, Louis Vidière entreprit de continuer la série de Marchand au début des années 20.

Enfin, c’est peut-être par pur hasard que Mme Vidière n’a pas détruit ces clichés après la Deuxième Guerre mondiale ? Toujours est-il que miraculeusement, ce fonds de négatifs a traversé le temps jusqu’à la redécouverte de ce support au moment du renouveau de la carte postale. Il faudra attendre 1975 pour que reprenne l’intérêt pour les cartes, au moment où on redécouvrait ces trésors cachés du temps de nos grands-parents… mais la chance unique du fonds Marchand est due à  la longévité de Madame Vidière, très connue à Dieppe, et considérée même comme la plus vieille libraire en exercice en France.  Elle conserva ce fonds de négatifs et les confia, à la fermeture de son magasin à M. Verbraeken et M. Féron des Informations Dieppoises. Quelques années plus tard, ils en feront don au fonds ancien de la Médiathèque de Dieppe.

Ce fonds a pu être numérisé en 2012 grâce au soutien du CJD de Dieppe et de la société Médicascreen. L’interface de consultation a pu être réalisée grâce au soutien du ministère de la Culture et de la région Haute-Normandie dans le cadre du FRRAB. » Source

Pour consulter ce fonds.

Voir aussi cet article sur le site de Pôle Image Haute-Normandie.

hugfon

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