Les archives du Négus : re-découverte d’un fonds inédit en Éthiopie

Dans la perspective de l’ouverture au public du Ghebbi d’Addis Abeba, le palais impérial, et de ses archives, le gouvernement éthiopien a sollicité l’expertise de l’École des hautes études en sciences sociales et de l’École nationale des chartes. Depuis septembre 2016, le soutien de Psl Research University a permis de mettre en œuvre le projet Ghebbi — terme qui signifie « palais » en langue amharique — sous la conduite d’Éloi Ficquet (Ehess), Meaza Hezkias (Administration des Palais d’Éthiopie) et Shiferaw Bekele (Université d’Addis Abeba).

Conçu pour porter un diagnostic sur l’état du fond et répondre à des besoins de formation, ce projet a permis de réaliser un premier inventaire des archives constituées entre 1890 et 1935 (plus de 2 000 cotes) ainsi que de celles produites par l’administration d’occupation italienne entre 1935 et 1941 (700 cotes). Ce dernier chantier a fait l’objet d’un stage à l’étranger par deux élèves de l’École des chartes, Xavier de Saint Chamas et Jean Hennet, sous la supervision de Jean-Pierre Bat (Archives nationales).

Le projet se poursuivra, avec le soutien de l’Ambassade de France en Éthiopie, notamment par l’installation d’un studio de numérisation et par des ateliers de formation qui pourront constituer les fondements d’une future « École des mezgeb ».

Je travaille au sein de l’équipe au volet audiovisuel : identification, préservation, conservation et valorisation du fonds de photographies et de films. Francis Falceto a charge d’expertiser le fonds d’archives sonores.

L’École nationale des chartes et le centre Jean-Mabillon en collaboration avec l’École des hautes études en sciences sociales et PSL Research University ont organisé une conférence de présentation de ce programme qui s’est tenue le 30 juin 2017 à l’École des chartes. Elle peut être réécoutée en ligne.

En savoir plus : http://www.enc-sorbonne.fr/fr/actuali…

hugfon

2 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Bonsoir Hugues,
    C’est une bonne nouvelle pour les chercheurs, ou pour les « amateurs éclairés » qui pourront un jour mieux comprendre grâce à ces archives, la gestion de ce si beau pays par les deux derniers empereurs.
    Pensez-vous qu’un jour ces archives seront consultables en ligne ?
    Amicalement.

    • Bonsoir, Catherine, oui à terme il est envisagé une mise en ligne, mais cela va prendre du temps : pour numériser ce fonds ou une partie, déterminer les modalités d’une mise en ligne, etc. C’est en tous cas un événement d’importance puisque l’accès à ces archives va renouveler les points de vue sur l’histoire moderne de l’Éthiopie grâce à des documents qui ne proviennent pas seulement des archives européennes ou américaines. Amitiés, H.

Laisser un commentaire