Marchand-père #6

carriere

Joseph Henri Marchand, né en 1854 d’Étienne Marchand, fabricant et apprêteur de baudruches et de dame Catherine Paris (même profession), fait une carrière somme toute assez modeste dans l’Armée française.

Il est appelé au 112e Régiment d’Infanterie le 23 octobre 1875, passe dans la Réserve le 30 juin 1880 (trois mois après son mariage), puis dans l’Armée territoriale le 30 juin 1884. Il reçoit le grade de Sous-Lieutenant le 3 juillet 1884 au 27e Régiment territorial d’Infanterie puis de Lieutenant, au 111e Régiment, le 28 novembre 1888.

 

Marchand-carnet-militaire

On apprend en lisant son Livret Matricule d’Officier, signé à Mamers en juillet 1884 (voir ci-dessus) qu’il réside alors à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), 47 Bd Fusillier (?).

Il demande à rester dans les cadres le 15 juin 1990 après avoir accompli le temps de service exigé par la loi de recrutement. Il obtient le grade de Capitaine le 25 juillet 1903 au 107e Régiment territorial d’Infanterie.

« Primé par des candidats mieux notés », il ne recevra jamais la Légion d’Honneur.

 

LH

Mobilisé le 2 août 1914, il quitte le service actif pour être affecté aux Services Spéciaux du Territoire de la 14e Région. Le 1er mars 1915, il est finalement rayé des cadres pour raison de santé, en dépit de sa protestation écrite et réitérée dans laquelle il dit « être très vivement affecté, après 40 ans de service, ayant fait toutes [ses] périodes et reçu à plusieurs reprises des témoignages de satisfaction du ministre [sic] pour assiduité aux cours des Écoles d’Instruction, d’être ainsi rejeté de l’armée au moment où le pays a besoin de toutes les bonnes volontés » (lettres du 23 mars 1915 au Général de Division, commandant le Département de la Seine, puis du 15 avril 1915 au Ministre de la Guerre).

Marchand-père aura été « sur le pied de guerre » du 2 août 1914 au 1er mars 1915.

 

tps de guerre

 

Qu’en a-t-il été de son fils, Alexandre ?

 

En explorant le dossier militaire de Joseph Marchand ainsi que plusieurs autres documents le concernant (voir #1#2#3#4 et #5), nous espérions trouver des éléments qui nous mettent sur les traces de son fils. Nous ne savons toujours pas où et quand est né Alexandre Marchand, ni où il est mort. Mais en connaissant mieux la biographie et la géographie de la vie de Marchand-père, nous avons délimité des territoires de recherche plus précis.

 

La période de l’été invitait à retrouver Marchand-père photographié dans sa caserne à Annecy le 8 août 1906, à faire connaissance des autres membres de la famille en villégiature à Granville à l’été 1908 (occasion d’évoquer la ligne de chemin de fer Paris-Granville), et enfin à retrouver le capitaine Marchand à Naves en août 1909.

 

Ce feuilleton se terminant pour le moment sur l’évocation de ce que fut la carrière militaire du père, souhaitons que la mise en ligne des informations relatives à la famille Marchand nous apporte bientôt quelques nouveaux indices.

hugfon

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