Paysages du désastre, territoires de la mémoire

Absences, Rwanda 2013

Forêt primaire de Nyungwe, Rwanda 2013. Photographie Alexis Cordesse.

Un billet de Louis Mesplé dans Rue 89 intitulé : Rwanda : le paysage, le génocide et le photographe attire mon attention sur un article de Nathan Réra« Paysages du désastre, territoires de la mémoire »Études photographiques31 | Printemps 2014, mis en ligne le 11 mars 2014.

« Entre le 6 avril et le 4 juillet 1994, le génocide contre les Tutsi fit plus de 800 000 victimes au Rwanda. Le « paradis édénique » décrit par les premiers colons occidentaux était devenu, en l’espace de cent jours, un « nouvel enfer ». Au carrefour de l’événement médiatique et du temps de la mémoire, la photographie s’est chargée d’interroger ces stéréotypes. Durant le génocide, quelques photojournalistes ont forgé les prémices de l’imagerie du désastre rwandais en parcourant les collines où les morts se comptaient par milliers. Leurs photographies, sujettes aux contresens les plus tenaces, furent très inégalement publiées dans la presse. Après l’événement, l’écart s’est creusé entre les sites de l’extermination métamorphosés en mémoriaux, où les traces du génocide sont encore visibles, et les paysages de collines et de forêts majestueuses où les vestiges de l’histoire demeurent en apparence absents. La photographie s’est alors chargée d’explorer cette dichotomie, entre rhétorique de l’irreprésentable, esthétique documentaire et poétique de l’après. »

hugfon

2 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Merci Hugues. Je signale un petit livre (Gallimard) de Jean Hatzfeld, titre ‘Englebert des Collines’ qui donne la parole justement à Englebert, seul rescapé de sa famille. Un texte très attachant, très émouvant, montrant avec quelle sérénité, quelle philosophie africaine, ce Monsieur voit sa vie (quand même très bouleversée) après les abominations qu’il a vécues. C’est court et c’est bon.

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