Le consulat de France à Diré-Daoua en 1912

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Six cartes postales de la Collection L Gérard, dont celle-ci numérotée 4 d’une série qui en compte 30 au total*, représentent la visite du Dedjazmatch (gouverneur) Tafari Makonnen (le futur Haïlé Sélassié) à Diré-Daoua, le 20 juillet 1912. Tafari est venu à Diré-Daoua avec son escorte pour inaugurer le premier tronçon de la ligne en construction vers Addis Abeba. Il prend le train pour se rendre au km 85.

Nous connaissons la date de cette visite grâce aux photographies prises par Alexandre Marchand.

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Au dos du tirage : « Le Raz se rendant à la gare par la rue principale de Diré-Daoua. »
Photographie Alexandre Marchand, coll. Yvon Vélot.

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Sans titre (Consulat de France) – Cliché V 672. Photographie Alexandre Marchand, coll. Yvon Vélot.

Et notamment lors du dîner offert le soir par le consul Perrot, auquel il est lui-même invité.

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Au dos du tirage : « Réception du Raz Taffari Makonnen au Consulat
de France. » Photographie Alexandre Marchand, coll. Yvon Vélot.

Marchand annote soigneusement plusieurs de ces tirages et indique le nom des convives : Bernard, Directeur de l’exploitation ; Lanave, Directeur intérimaire ; l’Ingénieur Rocheray ; le Dr Pochoy ; le Nagadi Biserati ; le Fitaourari Aba Chaoum ; La Rivière, représentant de la Compagnie à Harar. Au dos de l’un de ces tirages, il écrit : « entre cette dame et ce monsieur, place vide laissée par votre serviteur ».

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Une autre carte signée du photographe d’origine indienne, JG Mody, représente le même bâtiment avec la légende « Maison de Dejazmatch Tafari » (sans mention de date). Mais à en juger par l’état de la végétation (du petit arbre notamment, devant le bâtiment), cette photographie a probablement été prise à la même époque que celle reproduite dans la collection des cartes L Gérard. Un drapeau français flotte d’ailleurs à l’une des entrées, comme sur la photo de Marchand.

Consulat

Dans son Rapport de mission aux Archives diplomatiques de Nantes, en mars 2010, Simon Imbert-Vier écrit :

« Le fonds du consulat de France à Dire Dawa. Ces archives ont été extraites de celles de l’ambassade à Addis Abeba et érigées en fonds autonome, mais en fait les deux fonds restent mélangés. Celui du consulat se compose de deux versements, de 36 et 53 cartons.
Contrairement à mes espoirs, on y trouve peu de documents sur la gestion de Dire-Dawa, qui fut pourtant en partie administrée sous l’autorité du consul jusqu’au début des années 1920. J’ai cependant trouvé une belle carte des concessions en 1910.
Cette documentation montre le rôle important du consul, qui intervient dans la vie de la cité où il rend la justice pour les Européens. De nombreux dossiers décrivent la situation politique, commerciale et sociale de la ville, d’autres concernent la gestion du chemin de fer.
Plusieurs dossiers apportent des éléments nouveaux sur le « détachement de Dire Daoua », des troupes françaises stationnées en Éthiopie de 1935 à 1937. Enfin les relations avec Djibouti sont aussi abordées. La plupart des documents concernent la période antérieure à la Seconde Guerre mondiale, mais on trouve aussi des éléments sur les relations avec Djibouti dans les années 1960 et 1970, en particulier à propos des négociations sur les pâturages frontaliers et « l’estive » des militaires français à Harar. »

Il est dans mes projets de répertorier tous les lieux qu’Alexandre Marchand a photographiés à Diré-Daoua et, adoptant le même point de vue, de photographier leur état actuel. J’étendrai ce principe aux cartes postales de la série L. Gérard.

À suivre…

P-S. Alain Gascon m’écrit : « Le consulat de France au Harar (titre officiel), que j’ai connu en 1969-73, est devenu le consulat de Djibouti à Dirré-Daoua. Est-ce le même bâtiment ? Je ne sais. »

P-S. À lire, Jörg Ulbert  / Lukian Prijac, Consuls et services consulaires au XIXème siècle – Die Welt der Konsulate im 19. Jahrhundert – Consulship in the 19th Century, Dobu Verlag, 2010, Hardcover, 17 x 24 cm, français / allemand anglais / 522 p., 14 illustrations, ISBN 3-934632-28-9, EAN 9783934632288, prix € 49,90.

* Précision de Francis Falceto : cette série en compte 30 et non 29 (merci Francis).

 

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Les Rousseau à Meulan

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Une partie de la correspondance qu’entretenait Alexandre Marchand (voir le billet du 14 février) a été sauvegardée en même temps que ses photographies par la femme de François-Joseph Crucière, puis par sa fille unique Marguerite. Marchand utilisait pour correspondre des cartes postales illustrées dont le genre fait florès dans les années 1910. Le contenu de ces cartes est, comme il se doit, assez banal, fait de salutations, de questions polies sur la santé de ses correspondants qu’il espère bonne, et de remarques sur le climat. Marchand veille à garder le contact avec ses proches (« je t’adresse mes sincères, quoique lointaines, amitiés » écrit-il à sa cousine). Lorsqu’il entre dans certains détails de sa vie en Ethiopie, c’est pour expliquer à son cousin que « les travaux n’ont pas à souffrir de l’hiver, comme vous en France » et que « le pays est excessivement sec et [qu’]il n’y pleut qu’à 2 saisons bien réglées par an ». L’écriture est régulière, élégante. Le style, concis. Ces documents offrent évidemment des indications très utiles sur les dates auxquelles Marchand séjourne en Éthiopie, à Diré-Daoua notamment, et sur son réseau familial ou d’amis. Elles donnent également au passage des indications intéressantes sur l’acheminement du courrier.

D’autres cartes signées par Alexandre Marchand m’ont été transmises par Serge Magallon, spécialiste de l’histoire postale éthiopienne, ainsi que plusieurs enveloppes portant le nom du photographe par un autre philatéliste, Ulf Lindahl, excellent connaisseur de l’Éthiopie, établi aux États-Unis d’Amérique, président de l’Ethiopian Philatelic Society et rédacteur d’une lettre, le Menelik’s Journal.

Je reproduis ici une série de trois cartes adressées à la famille Rousseau, qui réside à Meulan, en Seine et Oise (notée une fois par erreur Seine et Marne). La première est écrite le 17 juillet 1911, adressée à Marguerite Rousseau, et postée de Diré-Daoua (le 18 juillet ?). Arrivée à Meulan le 5 (?) août. Au verso, que Marchand utilise également pour la correspondance (comme cela est l’usage) en écrivant une formule de salutation et en répétant date et signature, il corrige aussi une coquille sur la légende de la photographie, qui figure le Secrétariat général de Djibouti. Mention d’éditeur : Dimiti Vlachos, Djibouti.

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Le 10 avril 1912, Alexandre écrit cette fois à Marcel, son cousin et frère de Marguerite. Tous deux vivent à la même adresse à Meulan, vraisemblablement chez leurs parents. Alexandre répond à une carte que Marcel Rousseau a envoyée d’Arcachon, le 23 mars. La carte d’Alexandre est postée de Diré-Daoua (date difficilement lisible : 19/4/1912 ?) et reçoit une oblitération en Seine et Oise (Meulan ?) le 24 du même mois. Elle est marquée « Ch[emin] de fer Franco-Éthiopien – Diré-Daoua. Abyssinie » et Marchand écrit : « nos travaux avancent lentement mais sûrement ». La carte représente une vue de Diré-Daoua, légendée « Le Village indigène ». Elle fait partie de la Collection L. Gérard (pas d’autre mention d’imprimeur).

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Une troisième carte date du 27 octobre 1912. Elle est oblitérée au départ : Diré-Daoua, 28/X/1912 et marquée à réception d’un cachet « Meulan, Seine et Oise, 8/11/1912 ». Elle est adressée cette fois aux parents de Marcel et Marguerite, qui sont quincaillers à Meulan. Le ton est un peu plus déférent. Marchand signe néanmoins : « Pour vous les baisers bien affectueux de votre cousin ». On notera qu’Alexandre se nomme « cousin » de Marcel comme de ses parents. La carte postale représente des « femmes indigènes à la fontaine », à Diré-Daoua. Nom d’éditeur : Édition A.M., Addis-Abbeba.

Page 12 DD Diré Daoua 17 Verso SM-Marchand a Rousseau versoEn 1912, la Compagnie des chemins de fer  franco-éthiopiens est bien occupée par les nombreux chantiers de construction du tronçon B, qui reliera Diré-Daoua à Addis Abeba. Elle a embauché du personnel et sous-traite également certaines opérations. Jusqu’à présent, mes recherches dans les archives de la compagnie, conservées à Aix-en-Provence, ne m’ont pas permis de retrouver la trace d’Alexandre Marchand. Le Service du Contrôle technique est mis en place à Diré-Daoua en 1909 et ses rapports mensuels constituent une mine d’informations précieuse mais ils sont éparpillés dans les nombreux cartons qui composent les archives de la CFS.

Une recherche dans les archives de la ville de Meulan permettra peut-être de retrouver trace des Rousseau, Quincaillers, établis 17 rue du Fort dans les années 1911 et 1912. D’autres indications, dont je rendrai compte une prochaine fois, permettent de savoir qu’Annecy et Montrouge font également partie de la géographie familiale d’Alexandre Marchand.

À suivre…

 

hugfon

Marguerite Beaujean

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Boîtes de plaques de verre photographiques. Coll. JC COURTE

 

La recherche de documents pour retracer l’histoire du chemin de fer Djibouti – Addis Abeba, en contrepoint de mes propres photographies des cheminots et des machines de l’atelier ferroviaire de Diré-Daoua, a été une des parties les plus passionnantes du travail de préparation de Un Train en Afrique. La découverte de plusieurs corpus, survenue au moment où je pensais boucler la rédaction des chapitres historiques, est d’ailleurs venue bouleverser la structure initiale du livre.

Parmi ces ensembles exceptionnels de photographies, celles d’Alexandre Marchand sont sans conteste les plus extraordinaires et l’histoire de leur découverte mérite à elle seule d’être racontée. (Je ne remercierai jamais assez Gérard Denis qui, en refusant de collaborer au projet du livre, m’a lancé dans cette enquête iconographique passionnante qui a profondément déterminé le contenu et la composition finale du livre !)

À Frejus donc, Jean-Pierre Crozet, auteur d’un site Internet sur le franco-ethiopien, me signale l’existence sur Fotopedia (une sorte de version contemporaine et numérique du projet d’Albert Kahn des Archives de la Planète) d’un album consacré à l’Abyssinie au tournant du siècle dernier. Son auteur, Jean-Christophe Courte, a numérisé et mis en ligne un ensemble de plaques photographiques en verre réalisées dans les années 1900 / 1910 par Alexandre Marchand dans le Yunnan, au Japon, en Côte française des Somalis (Djibouti aujourd’hui) et en Abyssinie (Éthiopie actuelle). Alexandre Marchand, écrit-il, « a été l’un des ingénieurs français qui s’est occupé de préparer l’infrastructure pour le chemin de fer en construction à l’époque (entre 1897 et 1917)… » Alexandre Marchand qu’il ne faut pas confondre avec Jean-Baptiste Marchand, qui s’est illustré dans l’aventure de Fachoda (juillet 1898). 

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Contacté, Jean-Christophe Courte m’apprend qu’il a cédé ces plaques à Yvon Vélot, un passionné de la ligne de chemin de fer du Yunnan, construite entre Lao-kai et Yunnanfu (l’actuelle Kunming  昆明), entre 1904 et 1910, lequel vit en Chine. L’essentiel de la collection des photographies d’Alexandre Marchand concerne en effet le Yunnan : portraits, scènes de rues, paysages… Sur cette image prise en Chine, il s’agit peut-être d’un autoportrait d’Alexandre.

Jean-Christophe et Yvon me racontent ce qu’ils savent d’Alexandre Marchand et de ses photographies et, comme si cela était pour eux la seule réponse évidente, m’accordent sans hésiter l’autorisation de reproduire dans le livre une sélection de photographies représentant Djibouti, Diré-Daoua et plusieurs stations sur la ligne. Merci Messieurs !

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Ligne de Djibouti–Diré-Daoua – Station de Aïcha (Buffet). Photographie Alexandre Marchand. Coll. Yvon Vélot

 

Qui donc alors est Marguerite Beaujean, titre de ce billet ?

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Marguerite et sa maman vers 1910. Coll. Jean-Christophe COURTE.

On la voit ici, photographiée en compagnie de sa mère, probablement par son père François Joseph Crucière, jeune ingénieur que la photographie passionne. François a un ami, lui aussi grand amateur de photographie, qui voyage et a vécu en Chine et en Abyssinie. Son nom : Alexandre Marchand.

Tous deux échangent une correspondance régulière. Alexandre envoie à François Crucière, qui habite 17 rue Bourgeois à Paris, des cartes postales. Celle-ci notamment, « au moment d’embarquer », depuis Dibouti le 9 juillet 1913, « avant d’avoir le plaisir d’échanger d’autres souvenirs amicaux, de vive voix ».

MARCHAND-Alexandre-Carte-postale-Djibouti-19130709-Verso-120515verso MARCHAND-Alexandre-Carte-postale-Djibouti-19130709-Recto-120515sEn 1914, avant de partir à la guerre, Alexandre confie à la femme de François ses précieuses plaques. Il ne reviendra pas. François non plus. Il sont morts tous deux « pour la France ». François, le 11 novembre 1914 à Lambartzyde en Belgique. Pour Alexandre, dont le nom est plus courant, il est plus difficile de savoir où il a été tué. Sur le site de la Mémoire des hommes, une douzaine de noms figurent.  Un Alexandre Marchand est tombé sur les champs de bataille de la Meuse, un autre dans la Marne. Un troisième à Neuville-Saint-Vaast, près d’Arras – pas très loin de l’endroit où je suis né. L’enquête ne fait que commencer. Il faudrait retrouver d’autres éléments : sa date, son lieu de naissance. Une trace dans les archives d’une des écoles qui forment au tournant du siècle les ingénieurs… Moins que la date et les circonstances de sa mort, c’est bien cela qu’il est intéressant de savoir : quel âge avait-il, quel fut son parcours, sa formation, son métier ? Pourquoi et comment est-il parti, comme un certain nombre de ses compagnons de l’époque, vers l’Indochine, l’Abyssinie ou les Mascareignes ?

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À la mort de sa mère au milieu du siècle dernier, Marguerite, épouse Beaujan, hérite de ce legs, qui dormira dans un placard de longues années. Peu de temps avant de disparaître à son tour (le vendredi 14 décembre 2007, à l’âge de 99 ans), Marguerite accède à la demande du mari d’une de ses petites-cousines, un homme curieux – curieux homme aussi, pense-t-elle – architecte, graphiste, un peu touche-à-tout, et qui s’intéresse à ces vieilles photos. Et c’est ainsi que Jean-Christophe entreprend de numériser les plaques d’Alexandre, de les mettre en ligne, qu’Yvon en découvre l’existence, puis moi-même, et que tous les trois nous faisons connaissance et agitons toutes sortes de questions et d’hypothèses sur leur remarquable auteur.

A suivre…

P.-S. A lire, le billet posté par Jean-Christophe Courte sur son blog à propos de Un Train en Afrique. Merci !

hugfon

Visite de Lidj Yassou / Lidj Yassu’s visit

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Coll. Jacques Auriol/Catherine Paoli.

Le Contrôle Technique des Travaux Public de Diré-Daoua, dans son rapport mensuel de février 1915, rapporte une visite faite par « le gouvernement abyssin ». Le prince régnant Yassou, accompagné de Haïlé Giorghis, ministre des Finances et Contrôleur du Chemin de fer, du djezamach Machacha, d’Igazou et d’une « suite assez nombreuse de chefs », sont partis de la rivière Modjo le 27 février 1915 pour se rendre sur l’Aouache et gagner ensuite Diré-Daoua.

À Diré-Daoua, dans le hall des voyageurs encore inachevé, on sert un vin d’honneur.

The Contrôle Technique des Travaux Public de Diré-Daoua, in its monthly report of February 1915, relates a visit made by « the Abyssinian government ». The ruling prince Yassou accompanied by Haile Giorghis, the minister of Finance and Contrôleur du Chemin de fer, the djezamach Machacha, Igazou and « a rather important retinue of chiefs », left the Modjo River on the 27th of February 1915, to go on the Awash and then reach Dire Dawa.

In Dire Dawa, in the unfinished passenger building, a toast is served. 

Getachew Tedla Hailegiorgis, Resident correspondent for the Deutsche Welle Amharic Service recognized his grand father in the character standing on the right of the prince.

 

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Coll. Jacques Auriol/Catherine Paoli.

Ces photographies m’ont été confiées par Catherine Paoli, fille de Jacques Auriol, qui fut jusqu’en 1963 Directeur de la Compagnie du chemin de fer franco-éthiopien.  Dans une simple enveloppe, une demi-douzaine de photographies tirées sur papier albuminé. Pas la moindre mention, ni de contenu ni d’auteur. Les lieux sont pour la plupart reconnaissables et il est clair qu’il s’agit d’une visite importante faite par des dignitaires éthiopiens. Un indice toutefois : le toast que l’on porte devant un personnage qui est le seul à être assis est offert dans un bâtiment en construction. La gare de Diré-Daoua ?

Aux Archives nationales de l’outre-mer, à Aix-en-Provence, quelques mois plus tard, je parcours les dossiers du Contrôle Technique des Travaux Public de Diré-Daoua, structure mise en place pour contrôler les chantiers du deuxième tronçon, le tronçon B, qui reliera Diré-Daoua à Addis Abeba. Le Contrôle enregistre scrupuleusement chiffres, données et évènements et les consigne dans des rapports quotidiens qui offrent une mine d’informations sur cette période de la construction du chemin de fer. La description qui est faite de la visite du prince régnant Yassou à la gare de Diré-Daoua le 28 février 1915 est particulièrement documentée. Rapidement, le souvenir des photographies des archives de Jacques Auriol se superpose à cette narration et l’examen plus attentif des clichés confirme mon intuition. Les photographies contenues dans l’enveloppe de Catherine racontent bien la même histoire.

Celle de ces images ne s’arrête pas là. Au vernissage de l’exposition à l’Alliance éthio-française d’Addis Abeba, le 30 février dernier, Getachew Tedla Hailegiorgis, correspondant en Éthiopie du Service en amharique de la radio Deutsche Welle, reconnaît dans la figure qui se tient à la droite du prince son grand père, Haïlé Giorghis.hugfon

Le roi des rois et la photographie, par Estelle Sohier

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La cour de Ménélik II (r. 1889-1913) est un véritable « laboratoire iconographique ». Le roi des rois est le premier à recourir de façon méthodique à la photographie, importée sur les hauts plateaux de l’Éthiopie par des missionnaires, des commerçants et autres voyageurs. Nombre de portraits parvenus jusqu’à nous en témoignent : les dignitaires éthiopiens y posent en arborant les insignes royaux ou des armes, autant d’attributs laissant à penser que ces images ont été élaborées avec soin. L’auteur s’interroge sur les enjeux auxquels répondait la fabrication de ces images, mais aussi sur leurs significations et leurs usages. Quel éclairage apportent ces documents à l’histoire de l’Ethiopie contemporaine et de ses relations avec le monde extérieur ?

L’auteur : Estelle Sohier est docteur en histoire, chercheuse associée au Centre d’études des mondes africains (CNRS) et maître assistante au département de géographie de l’université de Genève. Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat, menée sous la direction des professeurs Bertrand Hirsch et Alessandro Triulzi, à l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et l’université « L’Orientale » de Naples.

Ouvrage publié avec l’aide du Centre français des études éthiopiennes, du Centre d’études des mondes africains et avec le concours du Conseil scientifique de l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne).

Plus d’infos, introduction, PDF et Bon de commande.hugfon

Exposition à l’Alliance éthio-française d’Addis Abeba

Exhibition at the Ethio-French Alliance in Addis Ababa.

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Merci à Claude BOYAVAL, de la Librairie Folies d’encre à Saint-Ouen, pour les photographies prises lors du vernissage. Photographies du montage de l’exposition : H. FONTAINE. Merci à l’équipe de l’Alliance.

Discours d’inauguration par Mme Brigitte Collet, Ambassadrice de France en Éthiopie.

 

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Concours de pétanque au Club des Cheminots d’Addis Abeba

Pour le lancement du livre en Éthiopie, les cheminots du Club d’Addis Abeba ont organisé un concours de pétanque et fait imprimer des tee-shirts et des banderoles pour fêter l’évènement. 48 ouvrages sont remis aux gagnants

For the launch of the book in Ethiopia, the railroad workers of the Club of Addis Abeba organized a petanque contest and got tee-shirts and banners printed to celebrate the event. Winners are being offered 48 books


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