Visite à Madame Assimakopoulos (Mme Kiki)

Sur la route de Dire Dawa, je fais halte au Buffet de l’Aouache. Madame Assimakopoulos, plus connue sous le surnom de Madame Kiki, 84 ans, se repose. J’ai de la chance. Je craignais qu’elle ne soit à Addis Abeba, chez sa fille. Avec Céline, Thomas et Tomach, nous déjeunons et je dis que je souhaite la voir.

AWASH Buffet

Restaurant du Buffet de l’Aouache © H FONTAINE

Mme Kiki découvre le livre. Quand elle arrive au chapitre qui lui est consacré, après avoir regardé l’ouvrage page par page et commenté la plupart des photos, elle considère son image, me regarde de ses yeux clairs et me dit : « C’est la vieille carcasse ! »

Mrs KIKI

Mme Kiki découvre le chapitre qui lui est consacré © H FONTAINE

Mrs Kiki

La terrasse où Yves a discuté avec Mme Kiki © H FONTAINE

hugfon

5 comments » Write a comment

  1. J’ai connu madame Kiki ,mon père travaillait au CFE à Diré Daoua ,nous nous arr^tions à Aouache au buffet de la gare, enfant j’ai même séjourné plusieurs jours avec la famille de madame Kiki

    • Je peux vous dire qu’elle se porte très bien. Je suis passé lui rendre visite, en allant à Dire Dawa récemment, comme vous pouvez le voir dans cet article. Je connais sa fille, qui vit à Addis et son fils, Dimitri, qui est chasseur professionnel. Plus un train ne passe à Awash (Aouache) depuis des années mais Mme Assimakopoulos continue te tenir le Buffet de la gare et accueille des voyageurs ou parfois des groupes qui y tiennent des journées de réunion. Vous avez dû goûter le ragout de phacochère, j’imagine.

  2. bonjour, je suppose que vous avez appris le décès de Kiki, ma cousine, au mois d’avril, vous avez eu la chance de la rencontrer car pour notre part, après avoir quitté Djibouti en 1977, nous n’avons jamais eu l’occasion d’y retourner et donc de revoir cette femme étonnante, courageuse et digne. Marie

    • bonjour Madame Carretero. Vincent Defait m’avait appris le décès de votre cousine chez sa fille Spiridoula. http://www.africantrain.org/madame-kiki J’ai séjourné plusieurs fois au Buffet d’Awash, au bord de la voie désaffectée. Je garde d’elle de nombreuses images : son regard d’abord, et le souvenir d’une longue conversation sous sa veranda tandis que la nuit tombait sur son petit hôtel et le jardin de fraîcheur peuplé d’oiseaux qu’elle entretenait scrupuleusement.

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