La voie ferrée au-dessus des nuages

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Le nouvel album de Li Kunwu retrace la construction du chemin de fer du Yunnan (voir le feuilleton publié l’été dernier autour des années chinoises d’Alexandre Marchand). L’enquête sur l’origine du Cimetière des étrangers, où seraient enterrés les Occidentaux ayant participé à l’élaboration du chemin de fer, écrit Marius CHAPUIS dans Libération du 25 novembre 2013n’est qu’un point de départ, un prétexte qui mène à la découverte de la correspondance d’un Français, Georges-Auguste Marbotte. C’est à travers les lettres de ce comptable expatrié en Asie que la Chine du début du XXe siècle se révèle dans toute sa splendeur. « La Voie ferrée au-dessus des nuages » n’est pas autobiographique, mais semble être l’œuvre la plus intime de Li Kunwu. C’est sa place même en tant qu’auteur qu’il met en jeu.

Georges-Auguste Marbotte participa à l’aventure de la construction du chemin de fer dans la région de Loakay, où il travailla successivement pour deux entrepreneurs, M. Waligorski, « adjudicataire d’un lot de 90 kilomètres dans la partie basse du tracé, le long du Nam-Ti », puis, les travaux de ce lot s’achevant, pour M. Bozzolo, originaire de Marchirolo, « petite bourgade lombarde proche de Varèse, tout près de la frontière suisse », responsable d’une tranche de travaux près de Loukou. J’en ai parlé iciici et ici l’été dernier. J’en reparlerai bientôt à travers le récit qu’en fait son petit-fils, Pierre Marbotte (Un chemin de fer au Yunnan. L’aventure d’une famille française en Chine, Ed. Alan Sutton, 2006) et de conversations échangées avec l’auteur en compagnie d’Yvon Velot.
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