Marchand-père #5

Acte de mariage

Rappel des épisodes précédents (voir #1#2#3 et #4) : nous savons grâce à la correspondance échangée avec les époux Crucière, amis d’Alexandre Marchand, que le père Marchand était capitaine au 107e Régiment territorial d’Infanterie, qu’il est marié, qu’il a deux filles et un fils, Alexandre, lequel vit à l’époque au Yunnan (il sera en Éthiopie de 1911 à 1913). L’objectif de cette enquête, qui ouvre nécessairement de passionnantes digressions, est de retrouver la trace du fils, excellent photographe, « tué à l’ennemi » pendant la Première Guerre mondiale.

Joseph Henri Marchand, père d’Alexandre, a épousé Blanche Alphonsine Henriette Levert en la mairie du XIVarrondissement de Paris (mairie du domicile de son épouse) le 29 avril 1880. Elle est la mère des enfants Marchand. Dans le dossier militaire du père, il est indiqué que Marchand est marié à Blanche (voir le certificat de mariage ci-dessus) et qu’il a 3 enfants.

En marge de son acte de naissance, conservée à la mairie de Montrouge, on lit toutefois que « par acte reçu en la mairie du Xarrondissement de Paris, Joseph Henri Marchand a contracté mariage avec Marie-Jeanne Favier, le 24 juillet 1902. »

acte naissance Marchand

C’est donc elle, sa seconde épouse, que l’on voit photographiée sur la carte de Granville datée de l’été 1908. Sa position en retrait, derrière le rocher, marque la distance qui la sépare des deux « fillettes » (comme les appelle leur père), nées d’un précédent lit. Les jeunes filles semblent avoir de 16 à 18 ans. On peut supposer qu’Alexandre est leur aîné. Si l’on admet qu’Alexandre est né peu après le mariage de ses parents en avril 1880, il aurait alors une vingtaine d’années quand il est au Yunnan en 1902. Ce qui est vraisemblable. Je n’ai pas trouvé mention de la naissance d’un enfant Marchand à l’État civil de Montrouge dans les dix années qui suivent 1880. Il faut donc chercher dans les villes où Marchand a été affecté à partir de la date de son mariage.

Enfin, on lit dans son dossier militaire qu’il est veuf en 1914.

Quand Alexandre Marchand est mobilisé, il a donc perdu sa mère et sa belle-mère. Son père, nous le verrons, qui a demandé à rester dans les cadres « après avoir accompli le temps de service exigé par la loi de recrutement », est également mobilisé. Alexandre aurait alors, si elles sont vivantes, deux sœurs. Et c’est à la femme de son copain Crucière, qui part également à la guerre, qu’il confie ses plaques photographiques.

Les plaques photographiques d’Alexandre ont été précieusement conservées par Marguerite, et Jean-Christophe nous les a fait connaître. C’est désormais par ces deux femmes, filles de Joseph Marchand et de Blanche Levert, qui peuvent avoir eu des enfants, que nous retrouverons peut-être la trace d’Alexandre.

À suivre : la carrière de Joseph Marchand.

 

hugfon

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