Premier convoi d’essai sur le chemin de fer Djibouti-Éthiopie

Djib AA

Selon un communiqué de l’agence chinoise Xin Hua

On a procédé dimanche à un premier convoi d’essai sur la nouvelle ligne de chemin de fer djibouto-éthiopienne à partir du tronçon djiboutien. L’événement, qui a vu la participation du ministre djiboutien des Transports Moussa Ahmed Hassan, avait pour objectif d’apprécier les travaux réalisés jusqu’à là sur le chantier. Ce premier convoi en partance pour Addis-Abeba était composé d’une locomotive flambante neuve drainant une trentaine de wagons-citernes vides destinés à transporter du pétrole vers l’Éthiopie. La construction de ce nouveau chemin de fer intervient 23 ans après l’arrêt définitif du chemin de fer djibouto-éthiopien en raison de sa vétusté après plus de 90 ans de service. Cette nouvelle ligne ferroviaire se veut être l’une des étapes clés de l’intégration économique et commerciale entre les deux pays. Quelque 1.500 emplois directs ont vu le jour depuis le lancement des travaux de construction. Et le double est prévu une fois que le train va entrer en service, selon les autorités djiboutiennes. Le ministre djiboutien des Transports, qui s’est dit satisfait de ce premier convoi d’essai sur la ligne de ce chemin de fer encore en chantier, a fait savoir que la capacité de ces 30 wagons-citernes est de 3.000 tonnes, dépassant de loin les 5 tonnes qu’on pouvait transporter dans l’ancien chemin de fer qui reliait les deux pays. « C’est un réel plaisir de voir la réussite de ce grand projet et l’acheminement du premier train vers Addis-Abeba », a-t-il dit. Selon lui, cette future voie ferrée va faciliter l’accès aux différents marchés de la région, tout en reliant les capitales administratives des pays de la région de Djibouti au Soudan du Sud via l’Éthiopie. « Cette ligne ferroviaire devra relever le niveau de l’activité économique tout en connectant l’Afrique de l’Est à l’autre extrémité du continent, c’est-à-dire la côte Ouest », a-t-il précisé. De son côté, le directeur général de la Société Djiboutienne de Chemin de Fer (SDCF), Mahamoud Dabar Robleh, qui s’est également exprimé à cette occasion, a fait savoir que la vie économique, qui s’était arrêtée pour cause de cessation des activités de l’ancien corridor, va reprendre avec l’entrée en service des gares, le long du tronçon djiboutien. En effet, le futur corridor ferroviaire comptera une vingtaine de gares abritant des centres commerciaux et des magasins divers. Sa mise en service devrait générer plus de mille emplois directs et indirects et relancer la vie socioéconomique en hibernation depuis la cessation du trafic ferroviaire au sud de Djibouti et de l’Éthiopie. La construction de cette ligne de chemin de fer électrique 100 % « made in China » a débuté il y a deux années. Elle a été confiée à la China civil engineering construction corporation (CCECC). Le projet est également financé par une institution bancaire chinoise en l’occurrence la China Exim Bank. L’institution financière a accordé au gouvernement djiboutien un prêt de 505 millions USD au titre du financement de la construction du tronçon de la partie djiboutienne. Elle a consenti également un crédit de 2,4 milliards USD au profit de l’Éthiopie. Le nouveau chemin de fer sera long de 756 km, dont 670,7 km seront construits sur le territoire éthiopien. Les 82 km restants de la future ligne ferroviaire passeront par Djibouti.

2015-08-31 7 h 38 min 36 s xinhua

hugfon

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