Ménélik, en trois langues

Couverture de l’édition française.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre MENELIK, publié en trois éditions : française, anglaise et amharique.

Ce livre est le premier grand ouvrage illustré consacré à l’Éthiopie sous le règne de Ménélik II.

À la fin du XIXe siècle, l’Abyssinie des hautes terres attire des explorateurs venus du monde entier. Certains, équipés d’un matériel photographique, enregistrent les premières images du pays de ce roi du Choa, Ménélik II, qui devient en novembre 1889 Roi des rois d’Éthiopie.

L’ouvrage se compose de 316 pages avec 410 photographies, cartes, illustrations, dont un grand nombre d’inédits.

Éditeur Amarna * Format 20,5 cm x 27 cm x 4,5 cm * Imprimé sur Munken Print White *  Couverture cartonnée, imprimée sur Efalin, marquage à chaud du titre sur film rouge, tranchefile * Poids 1,6 kg * EAN 9791092157017 – ISBN 979-10-92157-01-7

Prix public : 48 euros TTC.

Plus d’information et pour se procurer le livre : http://www.menelik.eu/

Disponible également sur Amazon.
Voir aussi sur http://huguesfontaine.eu/menelik/

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Transfert des wagons impériaux

Autre conséquence des destructions en cours dans le quartier de la gare (voir nos précédents billets), les quatre wagons impériaux qui étaient remisés dans un hangar près de la gare ont été transférés au palais du Jubilée, aujourd’hui siège de la Présidence de la République Fédérale d’Éthiopie.

L’ancien palais de Haïlé Selassié sera ouvert au public au terme d’un travail de rénovation et de muséographie conduit par une équipe franco-éthiopienne.

Merci à Lemma et Éloi pour l’aimable communication de ces documents. Tous droits réservés.

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La N°1 en gare de Diré Dawa

La locomotive 1 en gare de Diré Dawa
La locomotive N°1 en gare de Diré Dawa. Photographe non identifié.

L’ami Jean-Marc Boutonnet-Tranier (Le Louvre Hotel), qui œuvre énergiquement à Addis Abeba pour sauvegarder des éléments de la gare qui se retrouvent dispersés (vendus en ferraille au Mercato) depuis la démolition du dépôt et des hangars (voir notre précédent billet), me communique cette belle photographie. Je n’en connais pas l’auteur (la mention au dos du cliché n’indique pas le nom du photographe, mais celui qui se l’est approprié et je ne souhaite pas la donner) ni la date. Mais nous avons plusieurs indices.

L’état impeccable de la machine. On reconnait une locomotive SLM de type 130 et son tender, de la fabrique suisse de Winterthur dont j’avais publié une image ici. On sait qu’elle a été mise en service en 1899.

Les drapeaux sur la façade de la première gare en bois de Diré-Dawa laisserait penser que la photographie a été prise un jour de fête. Celui de l’inauguration de la gare, le 23 décembre 1902 ? La foule rassemblée en serait une indication. Ou bien s’agit-il de la célébration de la fête nationale française ?

Je renvoie à quelques billets publiés autour de ces magnifiques locomotives, comme celui-ci.

Le départ du train, tracté par la « Léopard », locomotive SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 2 de la Compagnie du franco-éthiopien). Coll. P CANU
Le départ du train, tracté par la « Léopard », locomotive SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 2 de la Compagnie du franco-éthiopien). Coll. P CANU

Ou celui-là, où l’on voit les locomotives 2, 4 et 6.

La « Buffle » et "l'Antilope", locomotives SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 4 et 6 de la Compagnie du franco-éthiopien).
la « Buffle » et « l’Antilope », locomotives SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 4 et 6 de la Compagnie du franco-éthiopien).

Ce qui me donne l’occasion de rendre hommage à la famille Crozet en republiant cette photographie de la locomotive Ankober.

Jean Crozet à Djibouti devant la locomotive Ankober Coll. Jean-Pierre CROZET
Jean Crozet à Djibouti devant la locomotive Ankober Coll. Jean-Pierre CROZET.
Le premier bâtiment de la gare de Diré-Daoua.
Le premier bâtiment de la gare de Diré-Daoua.

Jean-Marc me confirme qu’à Addis Abeba, les quatre wagons impériaux ont été déménagés du hangar où ils étaient entreposés près de la gare pour être déposés dans l’enceinte du palais du Jubilée, palais de Hailé Selassié, où ils seront prochainement exposés au public.

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Les sources de Diré-Daoua, la rivière de Laga Haré

Il faut désormais hélas en Éthiopie quitter aussi vite que possible les villes, qui connaissent un développement chaotique : augmentation exponentielle du nombre d’habitants et de véhicules, urbanisme anarchique, destruction du patrimoine historique… Diré-Daoua, longtemps admirée pour son charme de petite ville de province, n’échappe pas à ce qui semble être devenu la règle.

Abdelaziz, directeur régional de la compagnie du Chemin de fer Djibouto-Éthiopien (CDE), m’a emmené aux sources qui permirent la naissance de la ville de Diré-Daoua au début du XXe siècle. Son arrière-grand-père travailla aux aménagements nécessaires à la construction de réservoirs et d’une conduite d’environ huit kilomètres jusqu’à la ville et la gare du chemin de fer.

Il m’explique que la rivière est une frontière et un espace partagé entre les Oromos et les Somalis.

Plusieurs cartes postales éditées au début des années 1900 montrent la rivière, objet d’excursions.

Les sources du Laga Haré, Diré-Daoua.

Sur le chemin du retour, nous sommes passés voir le crématorium édifié pour la communauté des Indiens dont beaucoup sont arrivés avec les Britanniques lors de la reconquête de 1941.

Une école dans le quartier de Magala témoigne également de leur présence.

Photographies © Hugues FONTAINE, décembre 2019.

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La Gare devient le nom d’un vaste programme immobilier

La gare d’Addis Abeba en octobre 2019 © H FONTAINE 2019

Le 20 octobre, le dépôt de la gare, que les cheminots francophones d’Addis Abeba appellent « le wagonnage » a été détruit. Avec lui un autre hangar. Une partie du matériel (rail, traverses, etc.) a été pillée pour être revendue en ferraille. Cela s’est passé un dimanche. La direction du Djibouto-éthiopien n’a pu protester que le lendemain… On peut voir de cela quelques images ici.

Destruction du dépôt de la gare d’Addis Abeba, 20 octobre 2019. © H FONTAINE 2019
Pillage et vente en ferraille. En arrière-plan, le hangar abritant les quatre wagons impériaux. © H FONTAINE 2019

Ce dépôt abritait les principaux ateliers mécaniques de la gare d’Addis Abeba. Y stationnaient deux locomotives diésel électriques (plutôt des épaves), quelques machines outils, des bureaux… S’y trouvait aussi une belle horloge horodatrice (enregistreur à carte cisaillée).

Enregistreur à carte cisaillée. © H FONTAINE 2019

Le 15 juin, c’est le buffet de la gare qui était tombé sous les pelles des bulldozers. Emeline Wuilbercq en rendait compte dans un article du Monde publié le 20 juin, présentant le projet immobilier.

Site du Buffet de la gare détruit en juillet 2019. © H FONTAINE 2019
Le bâtiment de la gare vu depuis ce qui était l’entrée du Buffet de la gare. © H FONTAINE 2019

J’en avais moi-même déjà parlé sur ce blog le 4 novembre 2018 puis le 22 novembre lors du lancement du programme dans le bâtiment de la gare, en présence du Premier ministre, Abiy Ahmed.

Quelle est la situation actuelle ? Par décision régalienne, le Premier ministre a concédé à une société émiratie basée à Dubai, Eagle Hills, l’emprise foncière théoriquement encore propriété de la Compagnie du Djibouto-éthiopien, jusqu’au terme de la concession initialement accordée par le roi Ménélik II à Alfred Ilg, puis renouvelée lors des modifications successives de la CIE en CFE puis CDE.

L’Etat serait lui-même engagé à hauteur de 27% dans le projet (source Emeline Wuilbercq).

La gare d’Addis Abeba, octobre 2019. © H FONTAINE 2019

A l’exception de la direction de la CDE, les différents occupants de la gare ont été priés de quitter les lieux séance tenante. Le petit café attenant est toujours en service. Progressivement, les différents bâtiments sont donc rasés.

Café de la gare. © H FONTAINE 2019

Le bâtiment de la gare sera, dit-on, préservé ainsi que la statue du lion de Juda, qui devrait être déplacée plus près de la gare, dans un espace vert (elle retrouverait ainsi quasiment sa position initiale, avant son enlèvement en 1935 par les Italiens pour être érigée à Rome, sur la piazza dei Cinquecento près de la gare Termini). Les wagons impériaux seront déplacés et conservés.

Statue du Lion de Juda. © H FONTAINE 2019
le Lion de Juda au pied l’obélisque du monument de Dogali. DR.

Personne parmi ses usagers ne sait réellement vraiment ce qu’il adviendra du terrain des boulistes, le Club des Cheminots, récemment rénové et équipé d’un toit. On relira ces billets publiés tandis que Le Train en Afrique était présenté en Ethiopie en 2012 : Club des cheminots, Concours de pétanque, Le Club des cheminots.

Terrain de pétanque du Club des Cheminots. © H FONTAINE 2019

On trouve sur le site https://www.lagare.com/ une présentation par la société Eagle Hills elle-même de son projet d’investissement en Ethiopie et du programme immobilier nommé « La Gare ».

En voici quelques éléments :

Under the patronage and in the presence of H.H. Dr. Abiy Ahmed, Prime Minister of Ethiopia, Eagle Hills – an Abu Dhabi-based private real estate investment and development company, has ventured into the Ethiopian market with the launch of La Gare, the dynamic downtown of Addis Abiba boasting one of the largest mixed-use developments in Ethiopia and offering more than 4,000 residences.

The leading real estate developer organised a launch event in the renowned Addis Ababa La Gare train station, after which the project is named, revealing the masterplan.

Located in the capital of Ethiopia, Addis Ababa, La Gare represents an integrated community comprising residential, commercial, hospitality, retail and leisure facilities in a single, secure and exclusive setting surrounding a park. The development spans an area of approximately 360,000 sqm in proximity to the Addis Bole International Airport, with a rail line running along its northern edge.

Situated in the city centre, La Gare is anchored by four and five-star hotels supported by retail outlets, offices and residential buildings. The government of Ethiopia, in partnership with Eagle Hills, aims to develop a social housing component within the masterplan, where residential units will be built to permanently accommodate the existing residents currently living in the project site.

Concernant la valeur patrimoniale du site, voici ce qu’en dit Mohamed Alabbar, Président de Eagle Hills : “As one of Africa’s hidden gems, Ethiopia is rich in history, culture and natural beauty. Our vision is to bring attention to such locations across the globe, revealing the charm and potential within them and inviting future residents and tourists to consider making new homes for themselves there. In addition to creating a brand-new skyline and city centre, La Gare is set to contribute to the local market by creating jobs, further bolstering market sentiment and energizing the economy.”

“La Gare is a project of passion that will be developed on a land of heritage. It will be built upon the historical grounds of La Gare train station that has stood the test of time, and with our project, will live in people’s collective memories for even longer.”

Il est inutile et sans intérêt de verser dans la nostalgie. On peut néanmoins souhaiter que la préservation du patrimoine ferroviaire commun aux trois pays, Djibouti, l’Ethiopie et la France, héritage d’un épisode majeur de l’histoire industrielle de cette région de la corne de l’Afrique, et témoignage positif d’une Histoire partagée, se réalise dans de meilleures conditions.

On peut espérer que sa conservation et sa mise en valeur fassent l’objet d’un projet peut-être moins alléchant, mais nécessaire et profitable à la construction de la mémoire et de l’identité des habitants de ce quartier historique de la ville d’Addis Abeba et à tous ceux que la réalisation de ce railway a touchés de près ou de loin.

Addis Ababa train station, 2012.
La gare d’Addis Abeba en 2012. © H. FONTAINE

A lire en complément : This is Dubai now par Tom Gardner.

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Mort du sultan de Tadjourah

Chez le Sultan Abdoulkader Houmed à Tadjourah en novembre 2017.

Le sultan de Tadjourah, Abdoulkader Houmed, est mort le 17 mai à l’âge de 81 ans à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart, près de Paris.

Le corps du sultan sera rapatrié à Djibouti mercredi, jour où il devrait être inhumé à Tadjourah, marquant le début d’une cérémonie funéraire de 9 jours. Le deuil doit durer un an, avant la nomination d’un nouveau sultan.

Sauf avis contraire du Miglis, l’assemblée des chefs de tribus Afars, c’est le vizir Ahmed Chehem qui devrait être intronisé. Les tambours dinkaras seront alors déterrés. Des bœufs seront sacrifiés et leurs peaux serviront à fabriquer deux nouveaux instruments (d’après l’Agence Djiboutienne d’information).

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Vernissage demain de l’exposition Rimbaud photographe

Demain à 17:30 sera inaugurée l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE. Rdv en Salle Voyages du musée Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières.

L’exposition sera visible jusqu’au 13 octobre prochain. Salle des manuscrits. Salle Voyages. Auberge verte.

Toutes les informations sur http://rimbaudphotographe.eu/.

Travaux de montage de l’exposition dans l’Auberge verte, salle des expositions temporaires, avec Carline (debout) et Laurence.
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Rimbaud photographe

l’Auberge verte en cours de préparation. © H FONTAINE.

Les lecteurs du blog, qui apprécient de lire mes récits construits à partir de photographies historiques liées à la construction du chemin de fer Djibouti Addis Abeba, voudront peut-être en retrouver de nouvelles.

Je les invite à venir voir à Charleville-Mézières, au musée Arthur Rimbaud, du 18 mai au 13 octobre 2019, l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE qui se tiendra dans trois espaces du musée : la salle des manuscrits ; la salle Voyages ; l’Auberge verte, salle des expositions temporaires – où j’avais déjà présenté en mai 2016 l’exposition ALFRED ILG. UN SUISSE EN ABYSSINIE.

Dans la salle des manuscrits seront réunies toutes les épreuves connues à ce jour des photographies prises et tirées par Rimbaud lui-même, à Harar en avril-mai 1883. Notamment ses trois autoportraits. Y sera montrée aussi la photographie de groupe légendée « Environs d’Aden. Avant le déjeuner à Scheick Otman ».

Dans la salle Voyages, dans le Cabinet de curiosité, seront présentées trois nouvelles photographies attribuées à Rimbaud. Je dirai le 14 mai par qui et comment. Également des photographies de la série Choa dont il a déjà été question dans ce blog.

Dans l’Auberge verte, l’exposition tentera de faire le point sur l’expérience de photographie que fait Rimbaud en Éthiopie en 1883 et interrogera l’illisibilité de ses trois autoportraits.

Un nouveau blog RIMBAUDPHOTOGRAPHE.EU présente cette nouvelle aventure.

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Une Gendarmerie des Transports Ferroviaires

Un communiqué de l’Agence de presse Xinhua fait état de la création de la « Gendarmerie des Transports Ferroviaires (GTF) pour sécuriser le tronçon djiboutien du nouveau chemin de fer djibouto-éthiopien et garantir la sécurité des personnes et des biens ».

« La GTF aura pour mission principale de mettre en oeuvre les mesures de sécurité globale relatives à la protection des personnes, des équipements et des installations de la Société de Chemin de Fer de Djibouti.

Outre le renforcement de la sécurité des installations ferroviaires et la prévention contre les actes de terrorisme et de vandalisme perpétrés sur les équipements des infrastructures de la société, la GTF sera également chargée de contrôler les accès et la circulation en zone réservée, d’assurer la sécurité des voies ferroviaires et des ponts et de sauvegarder la vie des passagers, des équipages et des personnes au sol. »

Carte postale de la série éditée par A Holtz. Photographe inconnu.

En 1898, l’entreprise en charge de réaliser pour la Compagnie impériale des chemins de fer éthiopiens le tronçon Djibouti – Harar, qui se transforme en un tronçon Djibouti – Addis Harar, la « nouvelle Harar », nom d’abord donné à Diré-Daoua, avait procédé elle aussi, pour protéger la ligne, à la création d’une « milice indigène », le « Service des affaires indigènes » formé à partir d’une milice de commerçants français et placé sous les ordres d’un certain Pierre Carette, que les journaux, nous dit Rosanna Van Gelder De Pineda, surnommaient « le Prince du désert ».

« Le Service des Affaires Indigènes de la CIE, composé d’ascaris abyssins et issas, est principalement établi pour assurer les rapports entre le chemin de fer et les tribus issas, devant l’impossibilité d’envoyer directement des troupes coloniales en territoire éthiopien. Pierre Carette, le chargé du service à l’époque de la première compagnie, jouit d’une puissance considérable sur le trajet entre Djibouti et Diré-Daoua et même à Addis-Abeba ; il possède un budget de 100.000 francs annuels, sans aucun compte rendu, étant responsable uniquement devant le Président du Conseil d’Administration de la compagnie. Petit-fils de l’amiral Bouvet de Lozier et secrétaire de Chefneux, il organise le Service Indigène de la CIE. Son frère, Eugène, se trouve souvent sur place, mêlé parfois aux affaires commerciales en Abyssinie ; ils sont plutôt des aventuriers, mais très bien recommandés auprès des Européens sur place par un familier (inconnu) de Marseille. Les journaux appellent Pierre Carette, le « Prince du Désert » ; il fait l’objet d’attentats et de duels à Djibouti, des épisodes qui prêtent à la CFS le surnom de Far West français que l’on entend souvent chez les cheminots plus âgés. Il termine ses jours en Algérie, où il s’essaie à la viniculture ».

Rosanna Van Gelder De Pineda, Le chemin de fer de Djibouti à Addis-Abeba,Paris, L’Harmattan, 2000, 734 p.

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La Gare selon Eagle Hills

Ethiopie : la société émiratie Eagle Hills lance la construction d’un vaste projet immobilier intégré d’environ 1,8 milliard $ à Addis-Abeba.

Dénommé « La Gare », ce projet sera construit au centre de la capitale éthiopienne, autour de la gare terminale de la première ligne de train Addis-Abeba-Djibouti. Achevée en 1917, elle constituait la principale gare d’Addis-Abeba et la principale source de trafic dans la ville.D’un coût total estimé à 50 milliards de birrs (environ 1,8 milliard $), « La Gare » est un projet immobilier intégré comprenant des installations résidentielles, commerciales, d’accueil, de vente au détail et de loisirs dans un cadre unique, sécurisé et entourant un parc.Exécuté sur une superficie de 360 000 m2 avec une voie ferrée le long de son bord nord, ce projet comportera 4000 résidences, 3 hôtels, des immeubles de bureaux et d’autres zones de services en plein air.La construction de la première phase du projet sera finalisée, d’ici trois ans, selon les promoteurs. Tandis que le projet en entier durera sept ans au total et devrait créer 25 000 emplois.(L’Agence Ecofin est une agence africaine d’informations économiques et financières.)

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