Souscription « Une saison en Afrique »

L’exposition RIMBAUD-SOLEILLET. UNE SAISON EN AFRIQUE qui s’est tenue à la bibliothèque Carré d’Art de Nîmes depuis le 21 janvier 2020 (avec une interruption due à la crise sanitaire) vient de se clore (20 septembre).

Nous lançons une SOUSCRIPTION pour l’impression d’un petit livre catalogue de l’exposition qui en reprend la matière principale avec deux textes inédits des auteurs, Hugues Fontaine et Jean-Jacques Salgon.

L’ouvrage, broché, au format 17 x 22 cm à la française contient 132 pages avec 100 photographies, illustrations et cartes. Son prix de vente est de 18 euros.

Vous trouvez ci-dessous le bon de souscription, un extrait du livre ainsi qu’un chemin de fer (miniatures) de l’ensemble du livre.

Plus d’informations sur l’exposition sur le site http://unesaisonenafrique.eu/

Bien cordialement.

hugfon

Ménélik, en trois langues

Couverture de l’édition française.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du livre MENELIK, publié en trois éditions : française, anglaise et amharique.

Ce livre est le premier grand ouvrage illustré consacré à l’Éthiopie sous le règne de Ménélik II.

À la fin du XIXe siècle, l’Abyssinie des hautes terres attire des explorateurs venus du monde entier. Certains, équipés d’un matériel photographique, enregistrent les premières images du pays de ce roi du Choa, Ménélik II, qui devient en novembre 1889 Roi des rois d’Éthiopie.

L’ouvrage se compose de 316 pages avec 410 photographies, cartes, illustrations, dont un grand nombre d’inédits.

Éditeur Amarna * Format 20,5 cm x 27 cm x 4,5 cm * Imprimé sur Munken Print White *  Couverture cartonnée, imprimée sur Efalin, marquage à chaud du titre sur film rouge, tranchefile * Poids 1,6 kg * EAN 9791092157017 – ISBN 979-10-92157-01-7

Prix public : 48 euros TTC.

Vous pouvez avoir un aperçu du livre grâce à cette vidéo en cliquant sur le triangle en bas à gauche.

Plus d’information et pour se procurer le livre : http://www.menelik.eu/

Disponible également sur Amazon.
Voir aussi sur http://huguesfontaine.eu/menelik/

hugfon

Transfert des wagons impériaux

Autre conséquence des destructions en cours dans le quartier de la gare (voir nos précédents billets), les quatre wagons impériaux qui étaient remisés dans un hangar près de la gare ont été transférés au palais du Jubilée, aujourd’hui siège de la Présidence de la République Fédérale d’Éthiopie.

L’ancien palais de Haïlé Selassié sera ouvert au public au terme d’un travail de rénovation et de muséographie conduit par une équipe franco-éthiopienne.

Merci à Lemma et Éloi pour l’aimable communication de ces documents. Tous droits réservés.

hugfon

La N°1 en gare de Diré Dawa

La locomotive 1 en gare de Diré Dawa
La locomotive N°1 en gare de Diré Dawa. Photographe non identifié.

L’ami Jean-Marc Boutonnet-Tranier (Le Louvre Hotel), qui œuvre énergiquement à Addis Abeba pour sauvegarder des éléments de la gare qui se retrouvent dispersés (vendus en ferraille au Mercato) depuis la démolition du dépôt et des hangars (voir notre précédent billet), me communique cette belle photographie. Je n’en connais pas l’auteur (la mention au dos du cliché n’indique pas le nom du photographe, mais celui qui se l’est approprié et je ne souhaite pas la donner) ni la date. Mais nous avons plusieurs indices.

L’état impeccable de la machine. On reconnait une locomotive SLM de type 130 et son tender, de la fabrique suisse de Winterthur dont j’avais publié une image ici. On sait qu’elle a été mise en service en 1899.

Les drapeaux sur la façade de la première gare en bois de Diré-Dawa laisserait penser que la photographie a été prise un jour de fête. Celui de l’inauguration de la gare, le 23 décembre 1902 ? La foule rassemblée en serait une indication. Ou bien s’agit-il de la célébration de la fête nationale française ?

Je renvoie à quelques billets publiés autour de ces magnifiques locomotives, comme celui-ci.

Le départ du train, tracté par la « Léopard », locomotive SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 2 de la Compagnie du franco-éthiopien). Coll. P CANU
Le départ du train, tracté par la « Léopard », locomotive SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 2 de la Compagnie du franco-éthiopien). Coll. P CANU

Ou celui-là, où l’on voit les locomotives 2, 4 et 6.

La « Buffle » et "l'Antilope", locomotives SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 4 et 6 de la Compagnie du franco-éthiopien).
la « Buffle » et « l’Antilope », locomotives SLM de la fabrique suisse de Winterthur (numéro 4 et 6 de la Compagnie du franco-éthiopien).

Ce qui me donne l’occasion de rendre hommage à la famille Crozet en republiant cette photographie de la locomotive Ankober.

Jean Crozet à Djibouti devant la locomotive Ankober Coll. Jean-Pierre CROZET
Jean Crozet à Djibouti devant la locomotive Ankober Coll. Jean-Pierre CROZET.
Le premier bâtiment de la gare de Diré-Daoua.
Le premier bâtiment de la gare de Diré-Daoua.

Jean-Marc me confirme qu’à Addis Abeba, les quatre wagons impériaux ont été déménagés du hangar où ils étaient entreposés près de la gare pour être déposés dans l’enceinte du palais du Jubilée, palais de Hailé Selassié, où ils seront prochainement exposés au public.

hugfon

Les sources de Diré-Daoua, la rivière de Laga Haré

Il faut désormais hélas en Éthiopie quitter aussi vite que possible les villes, qui connaissent un développement chaotique : augmentation exponentielle du nombre d’habitants et de véhicules, urbanisme anarchique, destruction du patrimoine historique… Diré-Daoua, longtemps admirée pour son charme de petite ville de province, n’échappe pas à ce qui semble être devenu la règle.

Abdelaziz, directeur régional de la compagnie du Chemin de fer Djibouto-Éthiopien (CDE), m’a emmené aux sources qui permirent la naissance de la ville de Diré-Daoua au début du XXe siècle. Son arrière-grand-père travailla aux aménagements nécessaires à la construction de réservoirs et d’une conduite d’environ huit kilomètres jusqu’à la ville et la gare du chemin de fer.

Il m’explique que la rivière est une frontière et un espace partagé entre les Oromos et les Somalis.

Plusieurs cartes postales éditées au début des années 1900 montrent la rivière, objet d’excursions.

Les sources du Laga Haré, Diré-Daoua.

Sur le chemin du retour, nous sommes passés voir le crématorium édifié pour la communauté des Indiens dont beaucoup sont arrivés avec les Britanniques lors de la reconquête de 1941.

Une école dans le quartier de Magala témoigne également de leur présence.

Photographies © Hugues FONTAINE, décembre 2019.

hugfon

La Gare devient le nom d’un vaste programme immobilier

La gare d’Addis Abeba en octobre 2019 © H FONTAINE 2019

Le 20 octobre, le dépôt de la gare, que les cheminots francophones d’Addis Abeba appellent « le wagonnage » a été détruit. Avec lui un autre hangar. Une partie du matériel (rail, traverses, etc.) a été pillée pour être revendue en ferraille. Cela s’est passé un dimanche. La direction du Djibouto-éthiopien n’a pu protester que le lendemain… On peut voir de cela quelques images ici.

Destruction du dépôt de la gare d’Addis Abeba, 20 octobre 2019. © H FONTAINE 2019
Pillage et vente en ferraille. En arrière-plan, le hangar abritant les quatre wagons impériaux. © H FONTAINE 2019

Ce dépôt abritait les principaux ateliers mécaniques de la gare d’Addis Abeba. Y stationnaient deux locomotives diésel électriques (plutôt des épaves), quelques machines outils, des bureaux… S’y trouvait aussi une belle horloge horodatrice (enregistreur à carte cisaillée).

Enregistreur à carte cisaillée. © H FONTAINE 2019

Le 15 juin, c’est le buffet de la gare qui était tombé sous les pelles des bulldozers. Emeline Wuilbercq en rendait compte dans un article du Monde publié le 20 juin, présentant le projet immobilier.

Site du Buffet de la gare détruit en juillet 2019. © H FONTAINE 2019
Le bâtiment de la gare vu depuis ce qui était l’entrée du Buffet de la gare. © H FONTAINE 2019

J’en avais moi-même déjà parlé sur ce blog le 4 novembre 2018 puis le 22 novembre lors du lancement du programme dans le bâtiment de la gare, en présence du Premier ministre, Abiy Ahmed.

Quelle est la situation actuelle ? Par décision régalienne, le Premier ministre a concédé à une société émiratie basée à Dubai, Eagle Hills, l’emprise foncière théoriquement encore propriété de la Compagnie du Djibouto-éthiopien, jusqu’au terme de la concession initialement accordée par le roi Ménélik II à Alfred Ilg, puis renouvelée lors des modifications successives de la CIE en CFE puis CDE.

L’Etat serait lui-même engagé à hauteur de 27% dans le projet (source Emeline Wuilbercq).

La gare d’Addis Abeba, octobre 2019. © H FONTAINE 2019

A l’exception de la direction de la CDE, les différents occupants de la gare ont été priés de quitter les lieux séance tenante. Le petit café attenant est toujours en service. Progressivement, les différents bâtiments sont donc rasés.

Café de la gare. © H FONTAINE 2019

Le bâtiment de la gare sera, dit-on, préservé ainsi que la statue du lion de Juda, qui devrait être déplacée plus près de la gare, dans un espace vert (elle retrouverait ainsi quasiment sa position initiale, avant son enlèvement en 1935 par les Italiens pour être érigée à Rome, sur la piazza dei Cinquecento près de la gare Termini). Les wagons impériaux seront déplacés et conservés.

Statue du Lion de Juda. © H FONTAINE 2019
le Lion de Juda au pied l’obélisque du monument de Dogali. DR.

Personne parmi ses usagers ne sait réellement vraiment ce qu’il adviendra du terrain des boulistes, le Club des Cheminots, récemment rénové et équipé d’un toit. On relira ces billets publiés tandis que Le Train en Afrique était présenté en Ethiopie en 2012 : Club des cheminots, Concours de pétanque, Le Club des cheminots.

Terrain de pétanque du Club des Cheminots. © H FONTAINE 2019

On trouve sur le site https://www.lagare.com/ une présentation par la société Eagle Hills elle-même de son projet d’investissement en Ethiopie et du programme immobilier nommé « La Gare ».

En voici quelques éléments :

Under the patronage and in the presence of H.H. Dr. Abiy Ahmed, Prime Minister of Ethiopia, Eagle Hills – an Abu Dhabi-based private real estate investment and development company, has ventured into the Ethiopian market with the launch of La Gare, the dynamic downtown of Addis Abiba boasting one of the largest mixed-use developments in Ethiopia and offering more than 4,000 residences.

The leading real estate developer organised a launch event in the renowned Addis Ababa La Gare train station, after which the project is named, revealing the masterplan.

Located in the capital of Ethiopia, Addis Ababa, La Gare represents an integrated community comprising residential, commercial, hospitality, retail and leisure facilities in a single, secure and exclusive setting surrounding a park. The development spans an area of approximately 360,000 sqm in proximity to the Addis Bole International Airport, with a rail line running along its northern edge.

Situated in the city centre, La Gare is anchored by four and five-star hotels supported by retail outlets, offices and residential buildings. The government of Ethiopia, in partnership with Eagle Hills, aims to develop a social housing component within the masterplan, where residential units will be built to permanently accommodate the existing residents currently living in the project site.

Concernant la valeur patrimoniale du site, voici ce qu’en dit Mohamed Alabbar, Président de Eagle Hills : “As one of Africa’s hidden gems, Ethiopia is rich in history, culture and natural beauty. Our vision is to bring attention to such locations across the globe, revealing the charm and potential within them and inviting future residents and tourists to consider making new homes for themselves there. In addition to creating a brand-new skyline and city centre, La Gare is set to contribute to the local market by creating jobs, further bolstering market sentiment and energizing the economy.”

“La Gare is a project of passion that will be developed on a land of heritage. It will be built upon the historical grounds of La Gare train station that has stood the test of time, and with our project, will live in people’s collective memories for even longer.”

Il est inutile et sans intérêt de verser dans la nostalgie. On peut néanmoins souhaiter que la préservation du patrimoine ferroviaire commun aux trois pays, Djibouti, l’Ethiopie et la France, héritage d’un épisode majeur de l’histoire industrielle de cette région de la corne de l’Afrique, et témoignage positif d’une Histoire partagée, se réalise dans de meilleures conditions.

On peut espérer que sa conservation et sa mise en valeur fassent l’objet d’un projet peut-être moins alléchant, mais nécessaire et profitable à la construction de la mémoire et de l’identité des habitants de ce quartier historique de la ville d’Addis Abeba et à tous ceux que la réalisation de ce railway a touchés de près ou de loin.

Addis Ababa train station, 2012.
La gare d’Addis Abeba en 2012. © H. FONTAINE

A lire en complément : This is Dubai now par Tom Gardner.

hugfon

Mort du sultan de Tadjourah

Chez le Sultan Abdoulkader Houmed à Tadjourah en novembre 2017.

Le sultan de Tadjourah, Abdoulkader Houmed, est mort le 17 mai à l’âge de 81 ans à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart, près de Paris.

Le corps du sultan sera rapatrié à Djibouti mercredi, jour où il devrait être inhumé à Tadjourah, marquant le début d’une cérémonie funéraire de 9 jours. Le deuil doit durer un an, avant la nomination d’un nouveau sultan.

Sauf avis contraire du Miglis, l’assemblée des chefs de tribus Afars, c’est le vizir Ahmed Chehem qui devrait être intronisé. Les tambours dinkaras seront alors déterrés. Des bœufs seront sacrifiés et leurs peaux serviront à fabriquer deux nouveaux instruments (d’après l’Agence Djiboutienne d’information).

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Vernissage demain de l’exposition Rimbaud photographe

Demain à 17:30 sera inaugurée l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE. Rdv en Salle Voyages du musée Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières.

L’exposition sera visible jusqu’au 13 octobre prochain. Salle des manuscrits. Salle Voyages. Auberge verte.

Toutes les informations sur http://rimbaudphotographe.eu/.

Travaux de montage de l’exposition dans l’Auberge verte, salle des expositions temporaires, avec Carline (debout) et Laurence.
hugfon

Rimbaud photographe

l’Auberge verte en cours de préparation. © H FONTAINE.

Les lecteurs du blog, qui apprécient de lire mes récits construits à partir de photographies historiques liées à la construction du chemin de fer Djibouti Addis Abeba, voudront peut-être en retrouver de nouvelles.

Je les invite à venir voir à Charleville-Mézières, au musée Arthur Rimbaud, du 18 mai au 13 octobre 2019, l’exposition RIMBAUD PHOTOGRAPHE qui se tiendra dans trois espaces du musée : la salle des manuscrits ; la salle Voyages ; l’Auberge verte, salle des expositions temporaires – où j’avais déjà présenté en mai 2016 l’exposition ALFRED ILG. UN SUISSE EN ABYSSINIE.

Dans la salle des manuscrits seront réunies toutes les épreuves connues à ce jour des photographies prises et tirées par Rimbaud lui-même, à Harar en avril-mai 1883. Notamment ses trois autoportraits. Y sera montrée aussi la photographie de groupe légendée « Environs d’Aden. Avant le déjeuner à Scheick Otman ».

Dans la salle Voyages, dans le Cabinet de curiosité, seront présentées trois nouvelles photographies attribuées à Rimbaud. Je dirai le 14 mai par qui et comment. Également des photographies de la série Choa dont il a déjà été question dans ce blog.

Dans l’Auberge verte, l’exposition tentera de faire le point sur l’expérience de photographie que fait Rimbaud en Éthiopie en 1883 et interrogera l’illisibilité de ses trois autoportraits.

Un nouveau blog RIMBAUDPHOTOGRAPHE.EU présente cette nouvelle aventure.

hugfon
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